" Une envie irrépressible... Que certains qualifie d'étrange... Mais elle est normale, après tout l'Homme se noie bien dans l'alcool, la drogue, le sexe et la violence, pourquoi pas sa?
Je cherche l'outil de mon désir bien cacher dans un coffret situé dans l'entaille du mur de ma chambre. Il est la et n'a pas bouger depuis la dernière fois, quelques taches séchée macule encore la petite boite qui le contient, mon ami de toujours, mon compagnon qui m'a tellement de fois aider a tout surmonter.
J'ouvre le petit coffret de bois sculpté, délicatement comme a chaque fois, rite que je ne peux contourner et le regarde en le silence.
C'est étrange au claire de lune il semble presque vivant, ça m'horripile et j'en frisonne mais j'en ai tellement envie, j'en ai tellement besoin...
Les paroles de mon bien aimer vienne encore une fois a mon esprit, ne pas le faire, pour lui, pour notre amour... Mais un instant, un instant seulement je veux le sentir en moi, qu'il me fasse oublié, tout oublié et tout effacé comme il l'a si souvent fait.
Je l'enlève complètement de son écrin, il est si beau et si terrible, se faisant vengeur entre mes mains.
Vengeur de ma sottise, vengeur de mon calme, il est l'unique a connaitre la face sombre de ma personnalité et est le seul à savoir le goût de mes larmes que j'ai tant de fois versée sur lui.
Il est mon vengeur... Il est mon calmant... Mon remède dont personne n'ose parler, que la plupart des gens veulent ignorer, que le monde a oublier.
Mais certains élus, comme moi s'y abandonnent chaque jours de leurs vie en silence.
Nous somme ceux qui le voit, nous somme ceux qui le connaissons, nous somme ceux qu'il a désigner et nous ½uvrons en silence a son respect. L'ange noir posera-t-il ses yeux sur moi ce soir? Être suprême que je cherche a toucher du bout des doigts mais qui m'échappe a chaque fois. Suis je donc bannit sur la terre comme au ciel?
Je tremble légèrement comme toujours, me posant sans cesse la question. Les porte de l'abîme s'ouvriront-elle enfin?
Comme une habitude il se pose sur ma chaire, froid il me fait frissonner et se petit temps d'hésitation revient, voix de ma conscience qui vient me parler pour me dire d'arrêter. Mais une fois les yeux sur lui tout s'efface et j'oublie m'appliquant comme à chaque fois à le sentir en moi pour refléter ma détresse intérieur en mon extérieure.
Une sensation de chaleur m'envahit, elle est enivrante, apaisante... Enfin j'arrive un peu a respirer , je sens le liquide chaud couler le long de ma peau fragiliser, son odeur est enivrante et douce pour mon nez . Alors qu'il se propage le long de ma peau blafarde, la chaleur me gagne tout doucement mais sa n'est pas encore assez. Je continue encore et encore a lacéré ma chaire, en silence observant le sang dessiner son fleure sur mes jambes, sur mes bras, plus de douleur, pas de douleur pas encore mais pourtant je l'attend et la cherche, sans que cette dernière ne daigne venir pour me soulager. Douleur réparatrice, douleur salvatrice je n'attends que toi.
Pourquoi tu ne vient pas ? J'ai beau entailler, j'ai beau couper et j'ai beau lacéré ma peau blanche, je ne te sens toujours pas, pourquoi?
Il m'en faut plus...
Cette idée me traverse enfin l'esprit, oui il m'en faut plus...
Je dirige ma lame vers mes poignets en silence, ce soir oh mon ange je te toucherais du bout des doigts pour disparaitre a jamais....
Les cloches de l'église sonne et font porter mon regards à ma fenêtre, dans quinze minute il sera une heure du matin, voici l'heure de mon destin.
Je m'applique, la petite lame de rassoir s'enfonce complètement dans mon bras dessinant un fleuve l'inachevé jusqu'à mon coude. Quelque perle roule sur mes draps blanc qui les absorbent pour se tinter d'une jolie couleur rouge en silence.
Je penche ma main vers l'avant pour voir s'écouler le fluide rouge sur mes doigts et tomber au sol dans un petit bruit de goutte, la douleur est la, elle est enfin la.
La main tremblante je reproduit le même geste sur l'autre bras, nouvelle douleur, nouvelle chaleur qui m'envahis. Je lève mon regard vers le ciel, et vois enfin les portes s'ouvrir, m'accepteront-elles ou bien se refermeront elles avant mon arrivé? Une heure moins cinq du matin, la cloche sonnera mon glas.
Doucement la chaleur se change en froid de mort qui remonte le long de mes veines, je ne ressens plus mes mains, en faite je ne sens plus mon corps entier et m'effondre au sol sans un râle de ma part, fermant les yeux pour mieux savourer ce doux moment d'éternité.
Tout se ralenti enfin... Je sens le liquide chaud couler autour de moi en même temps que ce froid atteint mon c½ur et que le souffle me quitte... "
Musique : American McGee's Alice soundtrack.
Inspiration << Dreamworld, "Requiem">> De Sire Cédric